mardi 11 décembre 2012

François Hollande sera-t-il laïque ou lâche ?


On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ;
car on ne l'évite jamais, on la retarde à son désavantage.
Il y a deux manières de combattre, l'une avec les lois, l'autre avec la force.
La première est propre aux hommes, l'autre nous est commune avec les bêtes.
Machiavel "Le prince"

 

Ce n’est ni par le fruit d’un compromis ni par celui d’un consensus mais bien à la suite d’une victoire politique que la loi de séparation des Églises et de l’État fut votée le 3 juillet 1905 par 341 voix contre 233 à la Chambre et 181 pour contre 102 au Sénat pour être enfin promulguée le 9 décembre 1905.
 
Pourtant, de l’ancien président de la République au parti d’extrême-droite en passant par des fonctionnaires zélés ou encore ceux qui, à gauche ont honte d’être laïque, jamais au cours de ces dernières années, la laïcité n’a été autant mise à mal, récupérée, déformée, abîmée et incomprise…
 
Toutefois, ce principe étant le garant de la liberté absolue de conscience, il est non seulement nécessaire de rappeler à tous combien la laïcité est une valeur républicaine essentielle mais aussi de proposer de nouvelles mesures permettant à la fois de garantir sa bonne application mais aussi d’éviter qu’elle ne soit définitivement volée par le Front National. Retour sur trois affaires récentes qui soulèvent de nombreuses questions : 

- Le Père Noël de Montargis 

La semaine dernière, la directrice d’une école maternelle de Montargis (45) a annulée la visite le Père Noël  afin de « respecter les diverses croyances ». La visite de ce Saint-Nicolas laïque a été rétablie depuis mais d’après le témoignage anonyme d’une mère de famille citée mercredi par LeParisien , derrière le « respect des croyants » cacherait en fait la peur de la directrice. Le témoin affirme en effet : « elle m’a expliqué qu’elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles de musulmans ».
 
Outre la  véracité douteuse de ce seul et unique témoignage, la réaction de la directrice souligne d’une part l’incompréhension de ce que devrait être la laïcité à l’Education Nationale et d’autre part le manque de fermeté quant à son application si jamais les pressions étaient réelles. Manque de repères ? Ou de formation sur la laïcité  à l’Education Nationale ? 

- Les mousses au chocolat  du Havre 

Jeudi dernier, la ville du Havre a annulé au dernier moment le dessert prévu au menu des enfants scolarisés en maternelle et primaire. Des mousses au chocolat envoyées à la poubelle, au motif qu’elles contenaient de la gélatine de porc. Pourquoi ce gaspillage ? Pour désamorcer une potentielle crise religieuse mais aussi par souci « d’égalité et de sérénité » selon Philippe Brunel, le directeur général adjoint au développement social et à la famille, à la mairie du Havre. Une nouvelle fois, des fonctionnaires zélés confondent la laïcité qui doit être sacralisée dans l’enceinte de l’école de la république et la liberté absolue de conscience pleine et entière dans le cadre privé.
 
Comme le souligne pourtant Dounia Bouzar, qui revient dans Le Monde sur les deux affaires, de Montargis et des mousses au chocolat : « dans ces deux cas, la neutralité des institutions est mise à mal, car ce sont elles qui sont amenées à interpréter des croyances religieuses. L’une valide le fait que le Père Noël est chrétien et rentre donc dans la définition de la chrétienté ; l’autre valide le fait que les enfants musulmans ne peuvent pas manger de la gélatine de porc et rentre aussi dans l’interprétation d’une norme islamique, qui n’est pas forcément partagée par tous ». 

- 
L’affaire des logements sociaux néerlandais 

Autre cas moins connu : l’inauguration, à la fin du mois de novembre, de 188 « logements halal »dans la banlieue ouest d’Amsterdam soulevait un débat national vite récupéré par le leader du parti d’extrême droite Geert Wilders. Ces logements ont des spécificités telles qu’ « une grande cuisine-salle à manger séparée du salon par des portes coulissantes, afin que les femmes puissent s’isoler des hommes, et un grand hall donnant accès à toutes les pièces pour éviter qu’hommes et femmes ne se croisent ».
 
Spécificité hollandaise impossible en France, imagine-t-on… C’est sans compter les bailleurs de logements sociaux qui (oui, en France !) formulent déjà à de nombreux architectes de telles demandes: « on nous a demandé de prévoir un sas entre entrée, cuisine et chambres de manière à séparer hommes et femmes pendant le Ramadan. Hommes et femmes ne devaient pas pouvoir se croiser, en fait. Les hommes au salon, et les femmes à la cuisine ».  Ou encore : « ça va même plus loin on nous a demandé de limiter les jardins privatifs au minimum pour que quand les locataires rentrent au bled pendant l’été, ça ne soit pas la forêt vierge par manque d’entretien. »
 
Simple violation de la laïcité - déjà grave et condamnable -  le logement social n’est-il pas historiquement un outil d’intégration sociale ? -  ou début de prise en compte de considérations ethniques, religieuses, sexuelles dans la construction de logements sociaux ? Essentialisation des différences via le logement social : en ait-on déjà arrivé là ? 

- Les laïques attendent François Hollande 

Qui profite de ces faits divers attisant les « paniques morales » ? L’extrême-droite et en premier lieu le Front National. Pourquoi des élus de gauche, des fonctionnaires zélés ou des acteurs de terrain détournent-ils la laïcité ou sur-interprètent les religions pour soi-disant toutes les respecter ?
 
Sûrement, parce qu’une bonne partie de la gauche a (pour les plus sobres) honte d’être laïque ou (pour les plus virulents) considère que la laïcité est un principe raciste post-colonialiste. (voir ici). Par ailleurs, certains élus de gauche entretiennent la confusion et sont capables -au nom de la laïcité ! - de créer par exemple des «conseils des cultes» ou autre «journée des spiritualités». Attention, l’adjectivation est proche: laïcité positiviste, laïcité ouverte…
 
Que la droite ne défende pas la laïcité: c’est son problème, mais que la gauche la jette en pâture au nom de nouvelles valeurs dîtes supérieures, cela va contre son histoire et contre ses principes. Qu’elle cesse de trahir son idéal !
 
A ce jour, François Hollande, qui s’était engagé comme aucun candidat à la présidence de la République auparavant, en faisant de la laïcité un des points centraux de son programme - c’est le discours du Bourget - n’a encore rien fait si ce n’est, ces jours-ci, la supposée création de l’Observatoire de laïcité… déjà crée par Dominique de Villepin le 25 mars 2007 !
 
Pourtant, des actions plus ou moins simples pourraient être menées dès maintenant pour le reste du mandat. Certaines sont mêmes des promesses du candidat Hollande dans une lettre (voir ici ) à l’Union des Familles Laïques :
1- L’inscription des principes de la loi de 1905 dans la Constitution,
2- L’abrogation du régime dérogatoire des cultes en Alsace et en Moselle avant la fin du quinquennat,
3- La suppression de la loi Carle, sur le financement public des écoles privées,
4- La suppression des accords Kouchner-Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes,
5- La suppression des réductions d’impôt sur le revenu auxquelles donnent droit les dons aux religions et suppression des aides financières aux associations religieuses
6- L’ajout au règlement intérieur des écoles de la République d’une charte de la laïcité à faire signer par les parents et par les enfants,
7-La remise, à chaque entrée en fonction de tous les personnels de l’Etat (fonctionnaires, agents territoriaux, enseignants…) de la charte de la laïcité (existante) qui serait à compléter et à signer.
8- La création d’une journée de laïcité: le 09 décembre, date anniversaire de la loi de 1905,
9- La création d’une délégation interministérielle chargée de la laïcité,
10- L’abrogation de l’arrêté Guéant sur les conférences départementales de la liberté religieuse.
 
Toutes ses mesures ont pour objet non seulement de faire vivre pleinement la laïcité, outil essentiel du vivre ensemble et du pacte social, dans notre République et dans cette France dont beaucoup souhaitent la fin de l’indivisibilité (les Indivisibles, les identitaires…) mais aussi pour ne pas se laisser voler la laïcité par Marine Le Pen.
 
L’abrogation du concordat Alsace-Moselle, notamment, nous permettrait de démontrer que la « laïcité à la FN » n’est que le paravent de son rejet de l’islam. (Cela fonctionne aussi pour la droite -forte ou non.) Toutes ces mesures feraient de François Hollande le président laïque dont la France a besoin depuis tant d’années, sinon il ne sera que le lâche qui a abandonné la laïcité au FN.
 
 
"La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une."
Jean-Marie Matisson, ex-président du Comité Laïcité République.

jeudi 6 décembre 2012

Pourquoi la gauche a perdue !

On s’interroge beaucoup sur la méthode Hollande, afin de savoir s’il apparente un peu, beaucoup, ou à la folie, à François Mitterrand, ce Machiavel à la française, prince de l’énigme et du compromis bancal. Mais on est surtout en droit de se demander si, en réalité, François Hollande n’a pas été contaminé par le syndrome Jospin, cette maladie qui rend l’Etat impuissant.  

Un soir de septembre 1999, Lionel Jospin, alors Premier ministre, lança à la télévision sa célèbre phrase, en réaction au plan de licenciements annoncé par le groupe Michelin : « Je ne crois pas qu’il faut tout attendre de l’Etat ou du gouvernement ».  Ce soir-là, tout le monde comprit qu’en réalité, aux yeux de l’austère qui n’a jamais fait marrer personne, il ne fallait rien attendre de l’Etat. La sanction politique de cette démission annoncée vint quelques années plus tard, quand Lionel Jospin fut renvoyé vers les plages de l’île de Ré plus tôt que prévu. 
  
Dans l’affaire Mittal, François Hollande a été victime du même virus. Il est demeuré pétrifié face à un patron voyou, Lakshmi Mittal, au risque de préparer des lendemains électoraux qui déchantent pour la gauche et qui enchantent l’extrême-droite.   
  
Quoi qu’en ait dit Jean-Marc Ayrault, le groupe Mittal ne changera rien à son plan initial. Il entend toujours fermer les hauts-fourneaux de Florange, sans investir le moindre centime, avec les suppressions d’emplois à la clé, en évitant officiellement un plan social. Les sous-traitants locaux seront frappés en chaîne. L’alternative à la (non)solution Mittal n’a jamais été prise en compte. Le duo Hollande/Ayrault a laissé monter Montebourg au front afin d’ouvrir un contre-feux pour masquer les dégâts d’une démission annoncée.  
  
Que Le Figaro se délecte d’une telle issue, quitte à reprocher à Arnaud Montebourg d’avoir eu l’inconscience de s’opposer à pareille destinée, cela peut se comprendre. Que des ministres et des dirigeants socialistes réécrivent l’histoire pour expliquer qu’ils ont limité les dégâts, voilà qui est plus surprenant.  
  
Certains reprochent parfois à François Hollande de ne pas savoir trancher et de se comporter à l’Elysée comme s’il était encore le Premier secrétaire du PS qu’il fut, adepte de la synthèse mi-chèvre mi-chou. Si ce n’était que cela, ce serait déjà gênant. Mais c’est bien plus grave. 
  
En l’occurrence, comme avec le « pacte de compétitivité », le Président de la République a tranché. Il a pris la pire des décisions qui soient en laissant Lakshmi Mittal agir comme bon lui semble. Résultat : l’histoire de Florange ressemble comme deux coulées de fonte à celle de Gandrange, liquidée après que Nicolas Sarkozy eut obtenu, en 2008, les mêmes promesses d’une hypothétique relance. On a les précédents qu’on peut.    
    
François Hollande n’a pas su, ou pas pu, ou pas voulu (peu importe) s’opposer aux forces de la finance qu’il désignait voici peu comme son « ennemi ». Il a adoubé la fameuse « révolution copernicienne » d’un PS converti aux charmes du social-libéralisme. Il a refusé d’examiner l’hypothèse d’une nationalisation (fut-elle temporaire) qui aurait permis de lancer un coup de semonce tout en redonnant sens à l’intérêt général. Il a caressé dans le sens du poil les tenants de l’économiquement correct qui ont fait d’Arnaud Montebourg l’ennemi public numéro 1.  

Qu’on en juge. Laurence Parisot a carrément accusé le ministre du redressement productif de vouloir « utiliser une bombe atomique » contre Arcelor-Mittal, oubliant que l’affairiste d’origine indienne est train de faire exploser le site de Florange. Le Pdg de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a repris au bond la même formule pour dire des nationalisations : « C’est l’arme atomique ». A ce compte là, il faut traîner Barack Obama devant le Tribunal Pénal International car le Président des Etats-Unis, lui, ne s’est pas gêné pour y avoir recours en toute quiétude.  
  
L’ineffable Yves de Kerdrel, chroniqueur du Figaro, a décrit Arnaud Montebourg comme un clone de Chavez, autrement dit le diable personnifié. Même Jacques Attali, qui fut naguère conseiller de François Mitterrand (mais c’est une vieille histoire) a profité de sa chronique dans L’Express pour traiter le ministre d’«ignorant », affirmer qu’il a voulu faire triompher une option « contraire aux intérêts de la nation » en confondant la France et la Corée du Nord. Qui dit mieux ?  
  
On a rarement assisté un tel tir de barrage idéologique. En comparaison, la campagne contre les nationalisations, en 1981, relèverait presque de la partie de campagne. La seule différence, c’est qu’en 2012, la gauche n’aura mis que six mois à rentrer dans le rang, prouvant ainsi que sa capacité d’adaptation est intacte.  Il n’est pas sûr qu’il en soit de même pour ses électeurs...
  
Ces « gens-là » n'ont jamais renoncé. 
Utilisant désormais les leviers financiers,
une caste confisque les fruits des efforts de tous, 
collectivisant les pertes et privatisant les bénéfices,
ils ont simplement changé d'échelle.
  Elle est désormais planétaire. Et ils se gavent.
Face à cela, la gauche, qui n'a rien appris en plus de cent ans.
Rien.
Ni sur le fond, ni sur les méthodes, 
encore moins sur la nécessité de la morale dans l'action.
Danielle Mitterrand
 
 
En ces temps de crise systémique et de chamboule-tout idéologique, il est logique de s'inspirer de personnages ayant marqué l'histoire de leur empreinte. On pourrait, par exemple, se réclamer d'un Roosevelt, qui sut affronter les puissances de l'argent pour initier le New Deal, ou du général de Gaulle, qui sut dire non quand l'élite de l'époque sombrait dans le «lâche soulagement»évoqué par Léon Blum après la signature des accords de Munich. 

Il est significatif qu'à ces deux noms
 on préfère désormais un Schröder qui symbolise la prééminence du surmoi néolibéral imprimant l'inconscient social-démocrate. Que les petits télégraphistes de la droite en fassent leur nouveau dieu, cela peut se comprendre. Que certains, à gauche, aillent parfois jusqu'à s'en réclamer, c'est plus étrange, sauf à penser que la tactique suprême consiste à crier victoire après avoir marqué un but contre son camp. 
 

mercredi 28 novembre 2012

Comment Copé a tout manigancé

Le mépris et la haine sont sans doute les écueils
 dont il importe le plus aux princes de se préserver.
Machiavel "Le prince"

Christian Estrosi, soutien de François Fillon, s'est appuyé mardi matin 27 novembre, lors de la réunion des parlementaires fillonistes, sur un article du "Nouvel Observateur" pour dénoncer les conditions de l'élection à la présidence de l'UMP. Selon son entourage, le maire de Nice a déclaré, en brandissant le magazine (en kiosque ce mardi 27 novembre) : "Pour comprendre ce qu'il s'est passé lors de l'élection, le mode d'emploi est dans 'le Nouvel Obs', dans l'article de Carole Barjon cette semaine". L'enquête révèle en effet comment Jean-François Copé, qui tenait l'appareil, a fixé les règles et les modalités du vote avec pour seul objectif de servir ses propres intérêts. Extraits.
[…] François Fillon a mesuré, un peu tard, le poids du parti et les moyens dont disposait son adversaire, Jean-François Copé. Il a compris qu'il avait eu tort d'accepter que ce dernier demeurât le secrétaire général du parti. Il a reconstitué le film et s'aperçoit aujourd'hui qu'au-delà des fraudes proprement dites, Copé a organisé la désorganisation, créé sciemment les interminables files d'attente dans les trop rares bureaux de vote et placé partout des hommes à lui. "Il a soigneusement pensé et patiemment construit depuis des mois les conditions de cette élection et le ralentissement du vote", observe un élu. Il a sans doute aussi orienté par avance les soupçons de triche dans les Alpes-Maritimes. En mettant en garde contre les fraudes et en citant - trois jours avant le vote - ses "amis niçois", Copé n'a-t-il pas tout simplement préparé, pour ne pas dire manipulé, l'opinion ?

Copé est hors mandat depuis le 16 mai

Tout a commencé le 16 mai, au lendemain de la passation de pouvoirs, à l'Elysée, entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. D'après les statuts, Copé, à partir de ce jour, est hors mandat. La Cocoe (commission de contrôle des opérations électorales) aurait donc dû se réunir immédiatement. Les services compétents ont déjà préparé une note dans ce sens. Mais Copé argue qu'il est plus urgent de s'occuper d'abord des élections législatives. La note attendra. Copé n'est pas pressé. Pendant que François Fillon était encore à Matignon, il a eu le temps, lui, de s'organiser. La première réunion de la Cocoe n'aura finalement lieu que le 25 juin, soit plus d'un mois après le délai statutaire.
Qu'a fait Copé pendant tout ce temps ? Les proches de Fillon pensent aujourd'hui qu'il a mis ces semaines à profit pour faire entrer de nouveaux adhérents […]

Faire diversion

Mercredi 18 juillet, la Cocoe présente au bureau politique de l'UMP, l'instance politique où siègent les dirigeants et les parlementaires, un projet de guide électoral. En clair, les règles à suivre pour cette élection interne […] Au cours de cette même réunion du 18 juillet, Copé a mis sur la table un autre dossier. Il propose que, le jour de l'élection pour la présidence de l'UMP, une charte des valeurs soit également soumise au vote des militants. Cela suppose un troisième bulletin qui s'ajoute à celui qui porte le nom des candidats à la présidence et à celui pour les différentes motions.
Ce projet a pour but de faire diversion. Ce jour-là, on aura donc moins de temps pour discuter de la mise à disposition des fichiers. A chaud, personne ne comprend très bien l'intérêt de ce troisième vote qui complique tout et risque d'introduire la confusion chez les votants. C'était manifestement l'objectif recherché et finalement obtenu le jour de l'élection avec des militants, fatigués d'attendre, qui oublient de signer le troisième formulaire et à qui, dans certains bureaux de vote, on se garde bien de rappeler cette obligation... Aujourd'hui, l'équipe Fillon a compris la manoeuvre. Trop tard […]