vendredi 18 janvier 2019

Charité bien ordonné commence par soi même.


Le député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et sa compagne, Raquel Garrido (ancienne porte-parole de LFI), ont bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat« au titre de l’aide aux ménages “très modestes” » pour rénover leur logement.
« Contraint de quitter son HLM parisien pour cause de revenus trop élevés, le couple a acheté, à la fin de 2017, une maison à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), dont il fait payer la majeure partie de la rénovation par des fonds sociaux », Ces travaux portant sur « la chaudière, les radiateurs et les menuiseries », s’élevaient à 19 754 euros,
« Plus de 60 % de la facture, soit très exactement 12 076,40 euros, ont été pris en charge par l’Agence nationale de l’habitat au titre de l’aide aux ménages “très modestes” »
Pour avoir droit malgré tout aux subventions, nos deux dégourdis le député et l’avocate, qui est également chroniqueuse sur la chaîne C8, ont profité « d’une faille du dispositif » le calendrier fiscal en déposant leur demande trois mois avant que les chiffres de 2017 soient communiqués par l’administration fiscale. Or à cette époque, le couple, « ne disposait que des petits salaires de l’un (prof puis permanent de la campagne présidentielle [du chef de file de LFI] Jean-Luc Mélenchon) et des maigres honoraires d’avocate de l’autre ». M. Corbière et Mme Garrido ont accompli « un tour de passe-passe » puisqu’ils auraient, en principe, dû déclarer leurs revenus de l’année 2017, durant laquelle leurs gains étaient supérieurs à 37 451 euros (communiqués par l’administration fiscale). Alexis Corbière confirme que « sa famille a sollicité et obtenu une subvention de l’Agence nationale de l’habitat dans le cadre du programme Habiter mieuxdestiné à inciter les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique ».
Pour le député LFI :
« l’Agence m’a demandé, comme elle le fait avec les 60 000 autres personnes qui s’inscrivent chaque année dans ce dispositif, de lui indiquer le revenu fiscal de référence de mon foyer figurant sur notre dernier avis d’imposition. Ce chiffre était alors de 37 451 euros, bien inférieur aux plafonds. Il se trouve, en outre, qu’un ménage composé d’un couple et de trois enfants est classé par l’Agence comme “très modeste” lorsque son revenu fiscal de référence est inférieur à 47 279 euros ». Leur démarche, fructueuse, était « légale », écrit Le Canard, tout en brocardant ce « député insoumis friand d’aides sociales ».
Légal 
C'est ainsi que leur dossier est accepté. Sur les 19.754 euros de travaux, l'Anah a pris en charge 12.076 euros, soit 60% du devis. Pourtant, la situation du couple a évolué depuis 2016. Alexis Corbière perçoit des indemnités parlementaires. Raquel Garrido touche bien plus avec ses chroniques à la télévision.
Malgré les apparences, ce tour de passe-passe reste parfaitement légal. Corbière et Garrido se sont juste débrouillés pour profiter d'une faille de dispositif, écrit le journal qui s'interroge sur l'opportunité d'avoir déposé un dossier à l'Anah, trois mois avant de recevoir leur avis d'imposition 2017. Alexis Corbière a justifié cette demande express. Il précise à propos de l'urgence de la demande : "Les travaux ont été rendus indispensables par un grave incendie à mon domicile, en février 2018, provoqué par un poêle à bois qui était auparavant l'unique source de chauffage (pas d’assurances incendie ?) Il m'est donc insupportable de lire, dans ce journal satirique, que les travaux étaient en quelque sorte une filouterie de ma part. Lors de l'incendie, ma fille d'alors 4 ans, est restée coincée à l'étage par le feu qui remontait dans la cage d'escalier." 
Alexis Corbière dans un communiqué se cache derrière la loi: «C'est la loi, et strictement la loi, qui a été appliquée pour l'étude de ma demande de subvention». Légal peut-être. Mais immoral, assurément ! Rappel : les aides de l'Anah sont pour les ménages précaires.
« Légal peut-être. Mais immoral, »
Une polémique concernant le couple avait déjà éclaté, en octobre 2017, pour une affaire débutant en 2011, lorsque BuzzFeed avait révélé qu'il occupait, depuis plusieurs années, un logement social situé dans le 12e arrondissement de Paris, pour 1.200 euros. D'ailleurs, vous ne répondiez même pas aux courriers du bailleur social vous invitant à quitter les lieux. L'organisme a dû envoyer un huissier pour vous les remettre. Une affaire qui débutât en 2011, pour finir en 2017! 6 ans ! C'est vous dire à quel point vos larmes sur le malheur des autres sont une escroquerie. Le couple avait déménagé en décembre de la même année pour le logement actuellement occupé.
Vous qui déclariez “Quand on est député, on est privilégié par rapport aux autres”, après la diffusion d’un reportage montrant l’extrême précarité de certains salariés de Carrefour. Des larmes de crocodile. Quelle honte de nous faire un tel cinéma !
On se souviendra également que vous, ainsi que des membres de la France insoumise, disposant de revenus importants, vivaient pourtant dans des logements sociaux.

Pour celui qui, il y a quelques mois, s'exprimait à l'assemblée Nationale sur la réduction des APL de 5 euros par mois. Alexis Corbière avait déposé sur son pupitre de l'Assemblée nationale mercredi 26 juillet, des courses d'une valeur de 5 euros. Sauce tomate et pain de mie, pâtes et haricots. Vous aviez déclaré: "J'ai fait des courses ce matin, M. le Premier ministre, elles sont là. Et voilà ce que vous supprimez tous les mois pour les plus démunis". Et dans le même temps, vous déposez une demande en toute hâte à l'ANAH profitant d’une faille du dispositif de l’Agence nationale de l’habitat pour financer leurs travaux de rénovation, en jouant "Tout en sachant que cette aide n'est attribuée qu'aux ménages les plus modestes et aux handicapés. C'est vous dire à quel point vos larmes sur le malheur des autres sont une escroquerie.
Mr Corbiere, vous êtes le champion de l'optimisation sociale, il vous sera prochainement possible d’ouvrir une agence de conseil en optimisation sociale.
 Corbiere et Garrido connaissent bien l'adage: 

Charité bien ordonné commence par soi même.


mercredi 16 janvier 2019

nous vivrons inévitablement un génocide climatique.

Selon un rapport de l’ONU, nous vivrons inévitablement un génocide climatique.

Le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris sur le climat a été signé. Pendant un bref instant, nous avons cru au début d’un mouvement qui sauverait la planète. L’objectif international était de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius. Mais pour une grande partie des plus vulnérables du monde, cet objectif était loin d’être suffisant. Le représentant des Îles Marshall a qualifié ce réchauffement de deux degrésde génocide climatique.
Par Phillippe Blot. Le 16/01/2019
Un nouveau rapport alarmant a récemment été publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques de l’ONU. Selon le rapport,  des centaines de millions de vies seraient en danger si le monde se réchauffait de plus de 1,5 degrés Celsius. Cela sera atteint dès 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. Pratiquement tous les récifs coralliens disparaîtraient, les incendies et les vagues de chaleur balayeraient chaque année la planète. L’alternance entre la sécheresse, les inondations et les températures menacerait également l’approvisionnement alimentaire mondial. Pour éviter cela, il faut absolument changer radicalement l’économie, l’agriculture et la culture.

Ces phrases sont alarmantes, mais c’est en réalité pire que cela.

En effet, le pire scénario du nouveau rapport est, en réalité, le meilleur. Car en réalité, le génocide climatique est déjà notre avenir inévitable.
À moins de mettre en place de nouvelles technologies pour réduire drastiquement les émissions de dioxyde de carbone, il sera impossible de maintenir le réchauffement à moins de deux degrés Celsius et d’éviter le génocide climatique. Avec notre mode de vie, nous nous dirigeons vers une augmentation de quatre degrés d’ici la fin du siècle.

Il y a un peu plus d’un an, quand j’ai exploré les pires scénarios du changement climatique.

de nombreux scientifique considéraient ce type d’alarmisme comme un anathème. La recherche sur le climat a connu quelques développements inquiétants au cours de la dernière année. Plus de méthane que prévu dans les lacs et de pergélisol de l’Arctique, ce qui pourrait accélérer le réchauffement. Il y a également eu une vague de chaleur sans précédent, des feux de forêt et des ouragans traversant les deux plus grands océans du monde cet été. Mais dans l’ensemble, nous nous dirigeons tout droit vers un réchauffement de quatre degrés. C’est deux fois plus que ce que la plupart des scientifiques pensent qu’il est possible de supporter.
Comme les chiffres sont petits, nous ne faisons pas vraiment la différence entre deux et quatre degrés . Nous ne réalisons pas l’ampleur de ce génocide climatique.

Mais à deux degrés, la fonte de l’inlandsis provoquerait d’inondation de dizaines de grandes villes du monde au cours de ce siècle.

Avec ce réchauffement, on estime que le PIB mondial par habitant baisserait de 13%. Quatre cent millions de personnes supplémentaires souffriraient de la pénurie d’eau. Et même sous les latitudes septentrionales, des vagues de chaleur feraient des milliers de morts chaque été. Ce serait pire dans la bande équatoriale de la planète. En Inde, de nombreuses villes deviendraient incroyablement chaudes. Il y aurait 32 fois plus de vagues de chaleur extrême. Chaque vague de chaleur durerait cinq fois plus longtemps, exposant au total 93 fois plus de personnes. Et il ne s’agit que de deux degrés, pratiquement, notre meilleur scénario climatique.
À trois degrés, le sud de l’Europe serait en sécheresse permanente. La sécheresse moyenne en Amérique centrale durerait 19 mois et dans les Caraïbes 21 mois. En Afrique du Nord, le chiffre serait de 60 mois à cinq ans. Les zones brûlées chaque année par des feux de forêt doubleraient en Méditerranée et sextupleraient aux États-Unis. La mer engloutirait des villes de Miami Beach à Jakarta. Les dégâts causés par les crues des rivières seraient multipliés par 30 au Bangladesh, par 20 en Inde et jusqu’à 60 au Royaume-Uni.
À quatre degrés, le génocide climatique provoquerait huit millions de cas de dengue chaque année rien qu’en Amérique latine. Les rendements céréaliers mondiaux pourraient baisser de 50%, provoquant des crises alimentaires annuelles ou quasi annuelles. L’économie mondiale serait inférieure de 30% à ce qu’elle serait sans le changement climatique. Même avec la baisse du coût de l’énergie renouvelable, le consensus mondial croissant sur l’élimination progressive du charbon, les émissions mondiales de carbone continuent d’augmenter à l’heure actuelle.

En fait, rien dans le rapport du GIEC n’est nouveau, ni à la communauté scientifique, ni aux activistes du climat, ni même à quiconque a été un lecteur assidu de nouvelles recherches sur le réchauffement au cours des dernières années. Le GIEC n’introduit pas de nouvelles découvertes ni même de nouvelles perspectives, mais corrèle plutôt la masse désordonnée de recherches scientifiques existantes et archivées en évaluations consensuelles destinées à fournir aux décideurs du monde un compte rendu absolument incontestable de la situation actuelle. En 1988, on lui a presque reproché d’être trop prudent dans son évaluation du problème.
Il est remarquable que le ton de ce rapport sur le génocide climatique soit aussi alarmiste. Les nouvelles sur le climat n’ont pas changé, mais la communauté scientifique abandonne enfin toute prudence en décrivant les implications de ses propres conclusions.
Heureusement, ils ont aussi proposé l’imposition d’une taxe sur le carbone bien plus élevée que celles actuellement utilisées ou envisagées. Ils proposent d’augmenter le coût d’une tonne de carbone pouvant atteindre 4 300 euros d’ici 2030, Le prix proposé ne devrait pas dépasser 23 500 euros par tonne d’ici à 2100. Aujourd’hui, le prix moyen du carbone dans 42 grandes économies n’est que de 7 euros par tonne.

Mais une taxe sur le carbone n’est qu’une incitation à l’action, pas une action en soi.

Et l’action nécessaire est à une échelle et à une vitesse presque inimaginables pour la plupart d’entre nous.
Pour éviter un réchauffement catastrophique, il faudrait une reconstruction complète de l’ensemble de l’infrastructure énergétique du monde, une refonte en profondeur des pratiques agricoles et du régime alimentaire pour éliminer totalement les émissions de carbone de l’agriculture. Il faudrait également une batterie de changements culturels dans la manière dont menons notre vie. Et nous devrions faire tout cela dans deux, voire trois décennies.
Cela ne veut pas dire que tout est fini. Il est préférable de rester au-dessous de quatre degrés plutôt que de les dépasser. Il serait encore mieux de ne pas dépasser trois degrés, et miraculeux de ne pas dépasser les deux degrés. Mais tout dépend de nous.
Il existe également des solutions extravagantes au génocide climatique, comme le captage du carbone et la géo-ingénierie solaire. Mais ces solutions sont loin d’être exploitables pour le moment. Et même en théorie, elles présentent des inconvénients vraiment effrayants. Mais même si la technologie deviendra considérablement moins chère et plus efficace au cours des prochaines années, il nous faudra la développer dans le monde entier. Cela nécessitera des plantations entières qui absorbent du carbone presque partout dans le monde. Mais même si cela fonctionne, il faudra beaucoup de temps, et nous n’avons plus que quelques années pour agir contre ce génocide climatique.
Sources dans l’article et : http://nymag.com/intelligencer/2018/10/un-says-climate-genocide-coming-but-its-worse-than-that.html

vendredi 11 janvier 2019

« La génuflexion devant les gilets jaunes finit par devenir grotesque »


C'est la troisième grande crise, depuis un siècle, de l'idée démocratique. Il y a eu celle de l'affaire Dreyfus. Celle des années 1930. Et celle, aujourd'hui, sur le même fond de haine et de violence, des illibéraux hongrois, des « gilets jaunes » français et des branquignols italiens (Salvini, Di Maio...) qui s'en servent comme d'un levier pour tenter d'affaiblir la France. Le point commun entre les trois périodes, c'est l'idée que la démocratie représentative est un modèle périmé, qui a produit tout ce qu'il pouvait produire et qui doit être dépassé. Or, il n'y a, historiquement, qu'un « dépassement » de la démocratie - et c'est le totalitarisme.
La vraie faillite des élites, c'est celle des Mélenchon, Le Pen ou Dupont-Aignan, François Ruffin qui appelle au meurtre. qui attisent la haine au lieu d'aider le mouvement social à trouver sa traduction républicaine,  se conduisent très mal. La sacralisation du peuple est une maladie de la démocratie. Ni Tocqueville, ni Rousseau, ni même Robespierre ne défendaient cette idée
Je ne parle pas des intellectuels qui, comme Emmanuel Todd ou Christophe Guilluy, expliquent tout par le fossé entre la France d'en haut et la France d'en bas, la France périphérique et la France des métropoles, etc. Le vrai clivage n'est pas là. Il est entre les héritiers du peuple de 89, de 1848, de Michelet, de Lamartine - et les héritiers de ces autres mouvements populaires qui défilaient, hélas, derrière les chefs factieux des années 1930 ou d'avant 14.
la politique, en démocratie, ce sont des questions complexes, effroyablement intriquées, avec des injonctions contradictoires, des compromis inévitables, la recherche nécessaire du moindre mal, etc. Or, à ces questions-là, on ne peut pas juste répondre, comme dans un « RIC », par un simple « oui » ou un simple « non ». Le faire croire est idiot. Et éventuellement criminel. Voyez le Brexit. Des centaines d'heures de discussions... Des milliers de pages d'expertise pour arriver à démêler l'écheveau - et encore... Et les « référendocrates » qui, comme dans « Full Metal Jacket », aboient : « Oui ? Non ? vous n'avez qu'un choix - dire oui ou dire non ! »
Car il y a, au fond, deux solutions. Ou bien on accompagne le mouvement social, on l'aide à trouver sa traduction républicaine et on travaille loyalement à améliorer le sort des déshérités. Ou bien on se moque de leur misère, on joue avec la vie et la dignité des gens et on fait des petites phrases. Ces gens-là, aussi, sont des « élites ». Et c'est clairement ce choix-là, ce second choix, qu'ont fait ces élites numéro deux, celles du grand parti de la Démagogie.
La vérité c'est que les gens n'ont jamais autant donné de la voix que depuis l'apparition des réseaux sociaux. A l'âge de Facebook, tout le monde a droit à la parole et la parole de chacun prétend à la même valeur que celle de chaque autre - la parole d'un démagogue, ou d'un xénophobe, a le même poids, parfois, que celle d'un démocrate.

Bernard-Henri Lévy 


mardi 8 janvier 2019

Lettre de Fred Vargas : "la troisième révolution"

''Lettre de Fred Vargas : la troisième révolution
Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.

Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix. On s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.

Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore''.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

dimanche 6 janvier 2019

Plus de raison de protéger les GJ et d'accepter leurs excès La loi républicaine doit s'appliquer.



Plus de raison de protéger les GJ et d'accepter leurs excès 
La loi républicaine doit s'appliquer. 


Je ne comprends pas pourquoi BFM et CNews, invitent à parler les représentants des fachos bolivariens de la France Insoumise ou des nazillons du RN. En quoi les dirigeants de ces factions, qui vivent dans le mensonge et la manipulation, représentent le peuple français ? 
En quoi cette foule violente représente la France ? 
Une foule, de quelques centaines de milliers de gens violents et haineux qui s'attaquent aux symboles de la République et aux représentants de celle-ci, qui veut détruire l'état de droit ne peut en aucun cas représenter le peuple français dans sa diversité. ils sont devenus la honte de la République, nul ne peut en accuser l'état comme dans ses excès verbaux le fait JL Mélanchon, qui joue sa dernière carte pour devenir le guide suprême. 

- Rapatrier le populisme à gauche comme le fait JLM n’apportera pas les résultats électoraux escomptés. Quand bien même on échapperait à toute dérive, c’est-à-dire si l’on parvenait à purger le populisme de la xénophobie et du racisme hérités des droites extrêmes […] la gauche […] risque de se dissoudre, dès lors qu’elle place le populisme en amont du clivage entre droite et gauche.  La tâche de la gauche n’est pas de reprendre à son compte la forme populiste pour séduire l’électorat de l’extrême droite, mais de reconquérir les classes populaires abstentionnistes. Car « l’abstention n’est pas seule indifférence. Elle dit un dégoût de la politique telle qu’elle est ; autrement dit, elle est bien politique ».                                                                                                                                        C’est à partir de cet électorat potentiel que la gauche peut reconstruire un programme, résolument internationaliste et cosmopolitique, agrégeant différentes causes de droit, c’est-à-dire différents peuples. Une telle gauche ne devrait pas se structurer à travers l’opposition entre « ceux d’en bas » et « ceux d’en haut », et qui, n’est pas de nature sociologique, mais proprement politique Plus généralement, si le populisme désigne bien quelque chose que ne recouvrent pas les catégories déjà existantes, comme la démagogie ou le nationalisme xénophobe.     "-Eric Fassin"    
Nous avons eu des élections qu'ils n'acceptent pas, encouragés par des meneurs politiques de gauche et de droite. Nous sommes en Démocratie et loi doit s'appliquer sans aucune restriction, en Démocratie il existe des échéances (le suffrage universel donne la possibilité au peuple de se faire entendre, malheureusement se droit de vote est refusés par certains. D'autres oublient d'aller voter, sans se souvenir que ce droit a été permis grâce à  la volontés de démocrates. ) il n y a pas dans la constitution un troisième tour. Nos gouvernants sont trop laxistes par peur de choquer, et par humanisme envers le peuple, pourtant  ils doivent faire respecter les règles de la vie en société à commencer par la libre circulation, le droit au travail des français,  l'état doit commencer par l'interdiction de l'occupation du domaine public par une minorité de quelques milliers, tout au plus, de personnes excités par des meneurs de partis politiques extrêmes. Les casseurs doivent payer les dégâts occasionnés aux biens des particuliers comme aux biens publics. La police a fait jusqu'à présent, malgré les insultes les attaques, preuve de retenue. Il ne faut plus céder aux GJ accorder à ce groupe des droits supplémentaires avec le RIC amènera à la fin d'une République Démocratique telle que nous l'avons depuis la fin de la guerre, selon le souhait de JLM avec sa constituante.
La constitution française possède par le "suffrage universel" la possibilité au peuple de se faire entendre, malheureusement se droit de vote est refusés par certains. D'autres oublient d'aller voter, sans se souvenir que ce droit a été permis grâce à  la volontés de démocrates. 

mardi 1 janvier 2019

Voeux de Monsieur "La France"

JL Mélanchon « Monsieur la France » n’a pas attendu le 2 janvier pour nous abreuver de sa verve « historico-comique » Pendant qu'Emmanuel Macron adressait ses voeux  aux Français lundi soir en direct, le leader de la France Insoumise, lui, déclarait sa flamme aux gilets jaunes et à un de ses leaders le plus médiatique, le controversé Eric Drouet, placé fin décembre en garde à vue lors de l'"Acte VI" des manifestations à Paris. Quelques jours plus tôt, le chauffeur routier avait également appelé à "rentrer" dans l'Elysée lors de la manifestation du 8 décembre, déclenchant une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" et "organisation d'une manifestation illicite" : 
- "Je vis la fin d’année politique la plus motivante de ma longue vie d’engagements. J’ai donc le cœur plein de gratitude pour ces gilets jaunes qui mènent avec tant de bon sens, tant de sang-froid, tant de constance, le combat pour libérer notre pays des chaines de l’argent roi (sic). Je mesure que dire cela en une phrase de ce marbre, c’est s’exposer à l’ironie des pomponnés. …
Je m’amuse des ironies de l’histoire. Il y en a tant ! La plus suave c’est de voir l’action de monsieur Éric Drouet. Je ne le connais pas. Je l’écoute, je le lis et je vois en lui la même sage et totale détermination, Je le vois se tenir à distance des pièges grossiers qui leur sont tendus à intervalles réguliers par les terribles adversaires qu’ils affrontent à mains nues. La France est pleine de ces personnages qui marquent son histoire comme autant de cailloux blancs. C’est pourquoi je regarde Éric Drouet avec tant de fascination. Comment est-ce possible ? Drouet ? Il porte le nom d’un personnage dont Napoléon a dit « sans vous l’histoire de France aurait été toute différente ». Les sans-culottes exigeaient l’arrestation des députés qui servaient la soupe à un gouvernement protecteur des riches, fermé aux demandes populaires, inerte devant l’envahisseur après avoir provoqué la guerre. …
De nos jours nous pourrions argumenter à l’inverse : « l’esclavage c’était légal, le droit de vote réservé aux hommes c’était légal, la monarchie présidentielle c’est légal, les privilèges fiscaux c’est légal, la suppression de l’ISF c’est légal, l’usage du glyphosate c’est légal ». S’est-on jamais débarrassé de la cruauté d’un ordre légal autrement que par la lutte ?...
Puisse cette année être la vôtre, et celle du peuple redevenu souverain. Puisse-t-elle être celle de la fin de la monarchie présidentielle, et du début de la nouvelle république. Sur le seuil de ce début d’année prometteur, pour saluer tous les gilets jaunes et l’histoire dont ils sont les dignes héritiers, je vous dis « merci, monsieur Drouet "
JL Mélanchon qui vous dites « la France ». Vous n’êtes pas le peuple, vous n'êtes qu'un insoumis qui soutient l'anarchie de certains anti-démocrates, et anti républicain, comme Eric Drouet.
Une foule, de quelques centaines de milliers de gens violents et haineux qui s'attaquent aux symboles de la République et aux représentants de celle-ci, qui veut détruire l'état de droit ne peut en aucun cas représenter le peuple français dans sa diversité. ils sont devenus la honte de la République, nul ne peut en accuser l'état comme dans ses excès verbaux le fait JL Mélanchon, qui joue sa dernière carte pour devenir le guide suprème. 
La Démocratie n'est pas le fait d'un homme fut il un Président,
la Démocratie est le fait d'un peuple en son entier, et ce ne sont pas quelques excités qui se proclament être le peuple que pour autant ils le sont. Pour se rendre compte du danger que transportent vos idées il faut juste se rappeler de vos vidéos sur facebook tout au long des mois précédents votre implication dans les GJ, ils présentaient des contenus ouvertement anti-macronistes il était reproché à Macron de dépenser «plusieurs milliards» pour l’immigration.. D'autres vidéos supprimées évoquaient les migrants en France. Vidéos anti-migrants qui devaient plaire au front national, plutôt qu’à certains leaders de gauche. Malheureusement, Il ne devrait pas être nécessaire de préciser que le fascisme est de gauche, car le fascisme a toujours été de gauche.
(Benito Mussolini était socialiste et faisait l’admiration de Maxime Gorki, ami de Lénine, et de Lénine lui-même. Adolf Hitler et le principal idéologue du nazisme, Joseph Goebbels, étaient socialistes. Goebbels disait même incarner le véritable socialisme, trahi à ses yeux par les bolcheviks.)

Vous et votre mouvement est devenu une « négation de la démocratie, une atteinte à la liberté de chacun ». A l'exemple de ceux qui rejettent la liberté de la presse (La liberté de la presse est un droit constitutionnel de 1958 à partir de la déclaration des droits de l'homme 1789, qui en préambule à la future Constitution, édicte à son article 11 que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi»).

dimanche 30 décembre 2018

La liberté de la presse présente des inconvénients. Mais moins que l'absence de liberté. François Mitterrand

« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. »
BEAUMARCHAIS


Vous n’êtes pas le peuple, vous n'êtes qu' « insoumis » qui soutiennentt l'anarchie de certains anti-démocrates, la Démocratie n'est pas le fait d'un homme fut il un Président, la Démocratie est le fait d'un peuple en son entier, et ce ne sont pas quelques excités qui se proclament l'être que pour autant ils le sont, pas plus que JL Mélanchon qui se dit la "République". Votre mouvement est devenu « une négation de la démocratie, une atteinte à la liberté de chacun », à l'exemple de ceux qui rejettent la liberté de la presse : La liberté de la presse est un droit constitutionnel de 1958 à partir de la déclaration des droits de l'homme 1789, qui en préambule à la future Constitution, édicte à son article 11 que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi».


Un régime civil et représentatif, né d'élections libres,
soutenu par la loi et contrôlé par la liberté de la presse,
Même corrompu et inefficace,
sera toujours préférable à une dictature
Mario Vargas Llosa

En affirmant la « ressemblance » entre notre temps et les « années 1930 », le président de la République a réactivé le spectre du fascisme et le clivage politique et intellectuel qui s’est noué autour de l’usage de ce terme. Eric Fassin juge en effet qu’il « importe aujourd’hui d’appeler un chat un chat : refuser de nommer ce néofascisme autorise à ne rien faire. La rigueur intellectuelle scrupuleuse de quelques-uns sert de prétexte à la molle lâcheté politique de beaucoup ».
L’histoire nous rappelle certes que les dynamiques d’extrême droite prospèrent sur la réticence des contemporains à mesurer la proximité du gouffre et leur tendance à se voiler la face par tous les moyens possibles. Mais elle nous enseigne aussi que véhiculer aujourd’hui un imaginaire politique dominé par les Chemises brunes et la marche au pas de l’oie est susceptible de faire manquer les visages que prennent les menaces contemporaines.
Pour le sociologue Ugo Palheta« certes, il ne s’agit pas d’un “retour des années 1930”formulation contre-productive tant elle laisse entendre un recommencement à l’identique, mais le fascisme s’inscrit dans notre époque comme une possibilité concrète ». Toutefois, il existerait bien une « actualité » du fascisme, il appelle pour cela de ses vœux un antifascisme menant « de front le combat contre ce néofascisme en gestation, et contre la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – qui en nourrit la progression ». Et il juge que ce nouvel antifascisme ne pourra émerger qu’en étant « capable de mener de front le combat contre l’extrême droite et celui contre les politiques destructrices qui favorisent son ascension ». Il s’agit d’abord de « se défaire de l’idée, confortable mais impuissante, qu’il suffirait d’opposer au FN soit les “valeurs républicaines”, dont la réalité est démentie quotidiennement pour la majorité de la population, soit un “front républicain”, constitué d’organisations directement impliquées dans la destruction des conquêtes sociales et démocratiques, dans la banalisation du racisme et, ainsi, dans la progression de l’extrême droite.
Une seconde tentation doit être évitée, car elle constitue aussi une « impasse mortelle ». Elle prend la forme d’un « maximalisme bavard » et revient à « opposer et substituer la visée révolutionnaire au combat antifasciste, mais aussi aux luttes antiracistes, féministes ou encore écologistes, qui constitueraient autant d’illusions et de dérivatifs ».
Pour Mark Bray, il existe plusieurs leçons d’histoire utiles pour les antifascistes d’aujourd’hui : notamment le fait que les fascistes ont toujours « gagné le pouvoir légalement » ; que le fascisme n’a pas été « suffisamment pris au sérieux avant qu’il ne soit trop tard » ; que le « fascisme vole à la gauche son idéologie, ses stratégies, son imagerie et sa culture », ou encore que « le fascisme n’a pas besoin de beaucoup de fascistes pour advenir ».

 Je m'inquiète pour le jour où, dans 10 ou 15 ans,
ma fille me demandera :
"Papa, tu faisais quoi quand ils ont censuré
la liberté de la presse sur Internet ?"
Mike Godwin